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Léon Hippolyte Truitard - Gouverneur île de la Réunion

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Léon Hippolyte Truitard : Gourverneur de l'île

Gouverneur précédent : Alphonse Paul Albert Choteau Gouverneur suivant : Joseph Urbain Court
Léon Hippolyte Truitard
Du 17 août 1936 Au 27 octobre 1938

Léon Hippolyte Claudius Truitard. Gouverneur de La Réunion du 17 août 1936au 10 novembre 1938.


Léon Hippolyte Claudius Truitard est né le 9 août 1885, à Chagny, en Saône et Loire. Il passe son enfance à Cholon, en Indochine, où son père est architecte. Le jeune Truitard fait ses études secondaires en France, à Dijon, au lycée Carnot, avant d'intégrer l'Ecole Coloniale puis d'être affecté, en 1910, à Majunga, Madagascar,. En 1912, Truitard rentre en France pour soutenir sa thèse de doctorat en droit : Madagascar et les intérêts français. Truitard est ensuite affecté aux Comores. En 1915, il est mobilisé comme capitaine de 6e Colonial, à Tananarive, et intervient dans le sud malgache contre le soulèvement Bara, avant de rejoindre le front européen sur la Somme. De retour en 1919 à Madagascar, Truitard occupe les fonctions de chef de cabinet du gouverneur Garbit. On le retrouve ensuite à Paris, au Cameroun, puis de nouveau à Paris au service de presse du ministère des Colonies.

Le 18 juin 1936, Léon Hippolyte Claudius Truitard est nommé gouverneur de La Réunion, il est
à pied d'œuvre le 17 août 1936 et découvre une colonie en proie à de puissantes tensions
politiques et sociales.


Octobre 1936, les fêtes du tricentenaire du rattachement de la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion sont l’occasion
pour MM. Lagrosillière, Gratien Candoce, Monnerville et Satineau de déposer un projet de loi portant sur la départementalisation de
ces quatre colonies : " Les quatre colonies relèveront du ministère de l’Intérieur, avec toutefois les dispositions législatives et
réglementaires particulières que nécessitent, à cause de leur éloignement de la métropole et de leurs besoins spéciaux, une
décentralisation relative des services publics, le maintien de leur autonomie financière et la sauvegarde des prérogatives de leurs
conseils généraux ". Mais parmi les signataires de cette proposition il n’y a aucun représentant réunionnais et la campagne favorable
à la départementalisation menée par Le Progrès ne rencontre aucun écho. En effet il semble que ceux qui sont au pouvoir à La
Réunion craignent de voir appliquer la fiscalité dans le cas éventuel où la colonie deviendrait département. Faut-il rappeler qu’à cette
époque les impôts directs n’existent pas dans l’île et personne ne veut de " la fiscalité odieuse de l’impôt sur le revenu ". La question
de la départementalisation est donc mise entre parenthèses, encore une fois.

La Ligue des droits de l'homme réunionnaise souhaite que La Réunion devienne un département Français :

" Considérant que, depuis son arrivée à La Réunion, M. le gouverneur Truitard s'est attaché à solutionner équitablement les différents conflits d'ordre social dont il a eu à connaître ; persuadés que, le passé garantissant l'avenir, il continuera à étudier avec bienveillance toutes les questions concernant les classes laborieuses ; l'assurons, au cas où les forces réactionnaires du pays l'attaqueraient, de tout le dévouement de la Ligue des droits de l'homme et du Citoyen. Considérant que la situation de La Réunion comme colonie est de nature à toujours soulever des points de droit particuliers, la Ligue toute entière réclame que notre île soit faite département français, avec tous droits et prérogatives y afférents. "

5 septembre 1936, la section locale du Syndicat National des Instituteurs est créé.

De multiples conflits sociaux éclatent, débouchant sur d'importantes avancées. En 1937, la première grande grève qui touche La
Réunion a lieu au Port, elle est menée par le Syndicat des cheminots et dockers. Soucieux de la question sociale, Truitard est
souvent en première ligne. Apprécié des syndicalistes, dans la première partie de son mandat, Truitard essuie ensuite de nombreuses
critiques quand il croisse le fer avec les syndicats des fonctionnaires.

Le 28 octobre 1838, le gouverneur Léon Hippolyte Claudius Truitard est rappelé. Il quitte La Réunion, le 10 novembre 1938, son
successeur Joseph Urbain Court arrive à la colonie le 15 novembre 1838.

En 1940, Truitard assure pendant l'exode l'évacuation du ministère de la Colonie à Bordeaux. En 1943, il fait valloir ses droits à la
retraite et s'installe en Algérie, en attendant la Libération. Il termine sa retraite à Dijon, où il décède le 2 janvier 1972.


Gouverneur précédent : Alphonse Paul Albert Choteau Gouverneur suivant : Joseph Urbain Court




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